Quand un travailleur est exposé au froid, il peut subir le stress dû au froid, un phénomène qui se produit quand le corps ne réussit pas à se réchauffer. Ce risque peut devenir grave quand la température du corps d’un travailleur chute sous 36 °C.
La partie 4.12 du Règlement sur la sécurité et la santé au travail du Manitoba (le Règlement) note que quand un travailleur est exposé au froid, il court un risque pour sa sécurité et sa santé. L’employeur doit introduire des procédés sécuritaires au travail et des mesures de contrôle, et aussi donner au travailleur des informations, des directives et de la formation sur le stress dû au froid et les mesures de précaution pour éviter de se blesser.
Pour évaluer l’exposition des travailleurs au froid, il faut suivre les valeurs limites d’exposition à la contrainte thermique établies par l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists dans leur document de 2019 intitulé Threshold Limit Values for Chemical Substances and Physical Agents and Biological Exposure Indices (valeurs limites d’exposition aux substances chimiques et agents physiques et indices biologiques d’exposition).
Il est possible de subir le stress dû au froid dans des environnements de travail tant intérieurs qu’extérieurs. Par exemple, les travailleurs peuvent subir le stress dû au froid s’ils s’acquittent de leurs tâches dans une chambre froide à l’intérieur ou dans un bâtiment sans chauffage sans protection adéquate. N’oubliez pas que le stress dû au froid ne se produit pas seulement quand la température est en dessous de zéro.
Voici des secteurs d’activité où il le risque du stress dû au froid est présent :
Au moment d’évaluer l’exposition des travailleurs au froid et le risque qu’ils courent de subir le stress dû au froid, il est important de tenir compte des facteurs suivants :
Quand on est exposé au froid, le corps tente de réduire la perte de chaleur en minimisant la circulation sanguine vers les extrémités pour la maintenir au centre. Le corps augmente aussi la production de la chaleur métabolique avec des tremblements. Si l’exposition au froid persiste et que le travailleur n’est pas protégé adéquatement, il peut subir une blessure liée au froid. Ces responsabilités comprennent :
Supposons que les travailleurs sont exposés au froid pendant le travail. Dans ce cas, la partie 4.12 du Règlement note que l’employeur doit fournir aux travailleurs de l’information, des directives et de la formation sur le stress dû au froid, notamment ce qui suit :
Outre la formation, il est recommandé d’élaborer et introduire un programme de gestion de la contrainte thermique destiné au milieu de travail. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une exigence stipulée par la législation, ce programme représente la pratique exemplaire pour mitiger le risque de l’exposition de vos travailleurs au stress dû au froid.
Le jumelage avec un collègue de travail ou un superviseur est un excellent système à incorporer à une stratégie de réduction du risque d’exposition au stress et aux blessures dues au froid. Quand on est jumelé pour un travail dans le froid, on peut détecter précocement les signes et symptômes du stress dû au froid et obtenir des premiers soins lorsque cela est nécessaire. Assurez-vous que les travailleurs connaissent les procédures de signalement et les mesures à suivre lorsqu’ils constatent qu’un collègue présente les signes et symptômes du stress dû au froid.
Si un travailleur n’est pas habitué au froid et qu’il doit s’acquitter de ses tâches dans un tel milieu, il est important que l’employeur accorde du temps au travailleur de s’acclimater à cet environnement de travail spécifique. On entend par « acclimatation » l’adaptation physiologique progressive qui améliore la capacité d’une personne de tolérer la contrainte thermique avec le temps. Un travailleur qui ne s’est pas acclimaté adéquatement à son environnement de travail peut subir le stress dû au froid immédiatement.
Pour le travail dans un environnement froid, les travailleurs doivent prévoir des périodes de repos et il faut les encourager d’utiliser des abris pour se réchauffer, au besoin, surtout dès qu’ils montrent les premiers signes et symptômes du stress dû au froid. L’employeur devrait rappeler aux travailleurs de l’emplacement de l’abri chauffé et du besoin d’enlever des couches en y entrant pour éviter de suer.
Pour le travail effectué à l’extérieur, il est important de tenir compte de la météo, surtout du refroidissement éolien et du montant de la précipitation. Pour déterminer les mesures de contrôle, les valeurs du refroidissement éolien dicteront les exigences pour maintenir la température du corps à plus de 36 °C. Pour les conditions météorologiques, consultez les prévisions de votre région avant de commencer le travail.
Le rythme de travail signifie l’intensité du travail ou le niveau d’activité, c’est-à-dire l’énergie nécessaire pour effectuer une tâche. Il est important de fixer le rythme de travail pour que le travailleur puisse rester au chaud sans lui faire suer et accroître le risque de stress dû au froid. Il est important aussi de noter que la situation opposée peut causer des problèmes. Le fait de rester debout, assis ou en contact avec une surface froide, peut affecter la capacité d’un travailleur de se tenir au chaud.
Pour qu’un travailleur reste confortable pendant un travail dans un environnement froid, la quantité et le type de couches de vêtements nécessaires dépendent de son taux métabolique, du rythme de travail et du refroidissement éolien. Par exemple, si un travailleur effectue des tâches sédentaires dans un environnement froid, où il reste assis ou debout pour de longues périodes, il pourrait avoir besoin de plus d’isolation et plus de couches pour se tenir au chaud. Ces couches peuvent comprendre un manteau chaud, un chandail à manches longues, une tuque, des mitaines et un masque pour le visage. Si, par contre, le travailleur effectue un travail lourd (transporter une charge de 40 livres), il pourrait nécessiter moins d’isolation, comme un manteau léger, un chandail à manches longues et des gants. Si le travail exige une grande dextérité de la main, des gants pourraient être nécessaires. Les mitaines présentent un facteur d’isolation supérieure aux gants, mais avec une dextérité réduite. Si un travailleur se trouve dans un environnement froid où des gants sont nécessaires, il faut envisager d’ajouter des pauses pour se réchauffer.
N’oubliez pas qu’il est toujours important de porter une couche de base qui fait évacuer la sueur, puis d’ajouter des couches pour adapter le facteur d’isolement en fonction des conditions de travail. Assurez-vous que les vêtements ne sont pas trop serrés, car cela peut restreindre la circulation sanguine et réduire la capacité du corps à produire de la chaleur.
Pour des renseignements supplémentaires sur les exigences relatives aux vêtements, consultez la page sur la sécurité pour le travail par temps froid.
The Workers Compensation Board of Manitoba serves workers and employers through a no-fault insurance system integral to the Manitoba economy. Funded collectively by employers, the WCB promotes safe and healthy workplaces, facilitates recovery and return to work, delivers compassionate and supportive compensation services to workers and employers, and ensures responsible stewardship of Manitoba's workers' compensation system.