Les blessures musculosquelettiques (BMS) constituent l’une des catégories de blessures les plus communes subies par les travailleurs au travail. Ces blessures s’appellent aussi des entorses et foulures et elles peuvent affecter le dos, le cou, les bras, les jambes et d’autres parties du corps.
La législation en matière de sécurité et hygiène du travail au Manitoba définit une BMS comme une blessure ou un trouble des muscles, des tendons, des ligaments, des articulations, des nerfs, des vaisseaux sanguins ou des tissus mous semblables, y compris une entorse, une foulure ou une inflammation qu’un travailleur peut subir en milieu de travail et qui est causée ou aggravée par l’un ou l’autre des risques suivants :
L’ergonomie est la science qui consiste à adapter le travail au travailleur et le produit à l’utilisateur, selon le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. Alors qu’on pourrait penser d’abord au bureau quand on parle de l’ergonomie, il est important de savoir que l’ergonomie est un facteur important dans toutes les industries. Elle implique non seulement la conception adéquate d’un poste de travail, par exemple, mais aussi la configuration des travailleurs sur une chaîne de montage, dans un véhicule, ou lors de l’utilisation de la machinerie lourde.
Former les employés sur une bonne ergonomie peut constituer la première étape pour réduire les BMS. Les principes de base de l’ergonomie sont notamment les suivantes :
Le comité peut jouer un rôle essentiel en créant une culture axée sur une ergonomie sécuritaire. Par exemple, pendant les inspections, le comité peut observer les travailleurs sur une chaîne de montage pour déterminer s’ils se penchent, effectuent des torsions ou se tournent à multiples reprises pendant leur quart. Les membres du comité peuvent aussi observer l’aménagement du travail, notamment la gestion des gestes répétitifs, le déroulement du travail ou la conception des tâches. Autre exemple : Observer les lieux de travail alternatifs, comme un véhicule ou un équipement lourd, pour déterminer s’ils présentent des risques.
Les membres du comité peuvent également servir de modèles de comportement. Si les travailleurs constatent que vous utilisez une mécanique sécuritaire du corps pour soulever ou déplacer un équipement ou faites appel à des collègues pour vous aider, ils seront plus susceptibles de faire de même. Les membres du comité peuvent suivre une formation en ergonomie ou en prévention des BMS afin de faire la promotion des méthodes ergonomiques les plus appropriées.
Le comité peut viser habiliter les travailleurs à reconnaître et à mettre en pratique une ergonomie saine et sensibiliser les travailleurs à corriger les problèmes ou à les signaler à leur superviseur immédiat.
Un atout pour tous membres du comité est la compréhension des principes d’ergonomie. Savoir à quoi prêter attention pendant une inspection contribue à l’identification des risques de BMS.
Si le comité repère un risque de BMS, il peut formuler une recommandation à l’employeur qui comprend une mesure de contrôle ergonomique afin de réduire ou d’éliminer le risque.
Si un travailleur vous fait part d’une préoccupation par rapport aux BMS, il est important de passer à l’action. La première étape consiste à demander au travailleur s’il en a parlé à son superviseur. Le superviseur s’occupe peut-être déjà de cette préoccupation. Cependant, si le travailleur ou la travailleuse s’est adressé à son superviseur et qu’il n’y a aucun progrès pour corriger la situation, le comité peut effectuer une évaluation des risques avec l’employeur, puis formuler une recommandation. L’employeur dispose alors de 30 jours pour répondre par écrit à la recommandation.
Si vous voulez de l’assistance pour la réalisation d’une évaluation des risques, recherchez ergonomie sous l’onglet Sujets relatifs à la sécurité.
Tous les membres du comité ont droit à un maximum de deux jours de formation en sécurité et en santé par année. Plusieurs ateliers sont proposés, dont un nombre portant sur les BMS.
Votre programme de sécurité propre à l’industrie peut offrir une formation sur la manutention manuelle de matériaux, les évaluations de l’ergonomie et de la formation. Pour en savoir plus sur les associations de sécurité propres aux industries, cliquez ici.
Si vous avez des pratiques exemplaires à partager avec d’autres dirigeants de comité de la sécurité et de la santé, nous voulons les connaître. Votre idée pourrait faire la manchette d’un prochain numéro d’Échange sur la sécurité! Courriel information@safeworkmanitoba.ca
The Workers Compensation Board of Manitoba serves workers and employers through a no-fault insurance system integral to the Manitoba economy. Funded collectively by employers, the WCB promotes safe and healthy workplaces, facilitates recovery and return to work, delivers compassionate and supportive compensation services to workers and employers, and ensures responsible stewardship of Manitoba's workers' compensation system.